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lundi 16 septembre 2013

Le crétin islamophobe Laurent Cantamessi persévère



Laurent Cantamessi me ferait presque, par comparaison, trouver un Soral sympathique... Il est aussi bête et islamophobe qu'un Jean Robin et un Pierre Cassen réunis. Voir ICI

A quand un article de Jean Robin dans le torchon Causeur

Entre autres signes de la débilité de ce «bon» Laurent, on notera qu’il  nomme l'étudiant-chercheur en sciences sociales Jean-François Brault, «pigiste».  Et lui Laurent Cantamessi qu’est-il d’autre qu’un tout petit pigiste d'extrême-droite et un cas ordinaire de profonde bêtise néo-droitiste ?

Alain de Benoist est-il un brave garçon ?



C’est délibérément  que je reprends cette formulation déjà utilisée pour parler de Soral

J’avais essayé ICI et LA  d’appeler quelques néo-droitistes à venir me donner leur sentiment sur le «pape de la nouvelle droite» mais ces braves garçons ont, semble-t-il, des choses plus intéressantes à faire que de s’interroger sur le monde de valeurs d’extrême-droite et de droite qu’ils partagent avec lui. Ils préfèrent - ainsi ce raciste de Pierre le Vigan -  écrire des articles apologétiques  envers le premier des néo-fascistes et des négationnistes

J’avais également parlé ICI, en fin de fil, de mon intention de parler du livre de souvenirs, Mémoire Vive, qu’Alain de Benoist présente comme définitif pour le comprendre.

C’est en rangeant les dossiers de ma boîte à courriels et en retrouvant des courriels échangés avec lui que m’est venu l’idée de créer un nouveau blog 

En effet, je ne crois pas qu’il ait vraiment sa place sur ce blog qui, rappelons-le est consacré aux bouffons 

Alain de Benoist n’est pas un bouffon. Reste à savoir si c’est seulement un «brave garçon» ou si c’est aussi un fumiste.

Alain de Benoist, contrairement à un Soral ou un Robin, n’a manifestement rien compris aux possibilités de la «révolution d’internet». Son analyse du phénomène est du type catastrophiste. Tout comme le gentil Finkielkraut, il a une conception de la culture complètement passéiste. On ne peut donc s’étonner des propos qu’il a eus sur l’animateur de l’émission Répliques.   



Mais déjà dans cet entretien, on peut comprendre toute la différence politique qu’il y a entre un réactionnaire du style de Finkielkraut et un… «brave garçon» … comme Alain de Benoist qui a l'air de vraiment croire qu'il serait la seule personne capable de nuances. Ce alors que ce qui domine dans les écrits de cet idéologue est justement le manque de nuances ... (Un exemple parmi d'autres de ce manque,  est le nombre de fois où vient sous sa plume la formule "ce sont les mêmes qui ...." alors que ce ne sont justement généralement pas les mêmes). 

Quant on a passé sa vie à maintenir en permanence des relations avec des gens dont l'antisémitisme est patent - d'extrême-droite mais aussi d'extrême-gauche - , on ne peut pas donner des leçons de "nuance" - à moins d'être quelqu'un de pas très sérieux -  à un  Finkielkraut parce qu'il est fidèle à l'Etat hébreu. 

Si j’ai parlé de l’aspect «révolutionnaire» d’internet, c’est parce qu’il permet, autrement que par les canaux précédents qu’étaient le livre ou la presse, de donner à connaître, à qui veut s’informer réellement, ce qui sinon ne serait jamais connu et, par exemple ici, l’opinion que peut avoir un proche sur quelqu’un de médiatiquement connu. 

Nouveau Blog sur AdB ICI 


         

mercredi 4 septembre 2013

Technique rhétorique d’un nommé Alain de Benoist



      Le professeur de psychiatrie par correspondance Laurent Cantamessi et la tribu des idiots vous le diront, il ne faut  pas confondre les torchons et les serviettes, il ne faut pas confondre l’extrême-droite avec la nouvelle droite, il ne faut pas confondre un penseur «puissant et immense» (Tel le voit les idiots et, identiquement … les néo-fascistes de Voxnr ) avec le premier activiste d’extrême-droite venu. 
   
Ce qui prouve cette différence entre un subtil et profond-penseur-philosophe (PPP pour la suite) et les têtes pensantes d’idiocratie d’un côté et de l’autre les activistes d'extrêmedroite, est, par exemple, la compréhension que les uns et les autres ont de la marche du monde. D'ailleurs PPP lui-même n'hésite pas à l'affirmer avec une grande douceur, très calmement  et avec sérénité ...
 

Les seconds voient des complots partout, les premiers  … ne font que suggérer une telle idée ; les premiers ne nient pas la Shoah et/ou l’existence les chambres  à gaz – Ils n’en parlent pas …- les seconds trouvent les thèses des négationnistes fort vraisemblables. 

Un nouvel entretien avec PPP va apporter une nouvelle démonstration que se poser cette question n’a rien saugrenu. Voyons cela.

Nicolas Gauthier -  Complot jésuite, complot franc-maçon ou « judéo-maçonnique », complot synarchique, complot bolchevique, complot néonazi, complot islamiste, ne mettrait-on pas le complot à toutes les sauces ? Et d’où viennent toutes ces théories du complot ?


Alain de Benoist  - Il n’y a pas de théories du complot.

PPP commence par nous dire qu’il n’y a pas de théorie du complot. Gérald Bronner, qui a sérieusement travaillé sur cette notion  est donc un âne.


Il y a d’une part une mentalité conspirationniste et, de l’autre, une série d’interprétations complotistes d’un certain nombre d’événements.

En d’autres termes, et en toute logique, on comprend donc par cette phrase qu’il y a, pour PPP, d’un côté des interprétations désignées comme «complotistes» mais qui sont peut-être vraies (On verra plus bas à laquelle PPP pense), et de l’autre des interprétations qui relèvent d’une «mentalité conspirationniste» et qui sont donc probablement le fait de simplets et/ou de paranoïaques (Pour ce type de «mentalité», relevant de la psychiatrie, voir avec un expert : le Professeur Cantamessi, élève de PPP). 

J’avais publié, en 1992, une étude sur la psychologie du conspirationnisme (Voir ICI). Depuis lors, Pierre-André Taguieff a consacré à ce sujet une série d’ouvrages qu’on peut considérer comme définitifs. 

PAT ayant, avec sa thèse Sur la Nouvelle droite, consacré la respectabilité de PPP, on comprend pourquoi PPP, qui n’est pas toujours avare de reconnaissance, estime ses travaux «définitifs» … 


La mentalité conspirationniste consiste d’abord à considérer de manière systématique que tout discours officiel est mensonger, que tout ce qui est important est dissimulé, bref que «la vérité est ailleurs».

PPP pense ici, à l’évidence, au cas des paumés qui gravitent autour de Soral. Un lecteur métapolitichien n’ayant jamais, au grand jamais, regardé un épisode de X-Files ne se sentira ici concerné en rien. La culture d'un métapolitichien est d'une profondeur philosophique qu'on imagine même  pas ! 

Et, dans un deuxième temps, à affirmer que les vrais auteurs des événements sont des puissances malignes, des « forces obscures » tapies dans l’ombre, qui « tirent les ficelles en coulisses » et agissent de façon souterraine pour parvenir à des fins inavouables. On désigne ainsi un bouc émissaire intemporel, transhistorique, omniprésent – « Ils sont partout ! » –, qui poursuit son intérêt particulier au détriment de l’humanité. Ces puissances ténébreuses s’incarnent généralement dans une catégorie d’hommes qu’il suffirait d’éliminer pour que les choses retrouvent leur cours normal. Cette catégorie répulsive correspond à ce que Claude Lefort appelle très justement les «hommes en trop».

Ce paragraphe sert surtout à amener le suivant (Lire plus bas). On note au passage l’escroquerie intellectuelle qui consiste – PPP est coutumier du fait - à évoquer le nom d’un intellectuel réputé de gauche pour rendre «insoupçonnable» le reste de ce qu’il dit. Ce même quand, comme ici, la notion dont a parlé cet intellectuel n’a pas grand chose à voir avec ce dont on parle. Peu importe ce tour de passe-passe, cela suffit pour plonger un idiot ou un autre dans une admiration béate envers PPP

Il n’est pas difficile d’apercevoir les soubassements religieux de cette mentalité. Ces «hommes en trop», quelle que soit l’étiquette qu’on leur attribue, sont une figure du Diable, dont ils ont d’ailleurs tous les attributs.

Nous y voilà. Pour être conspirationniste, il faut forcément, d’après PPP, avoir une certaine sorte de croyance religieuse. On est passé de Claude Lefort au christianisme. PPP vient de planter le cadre dans lequel il «pense» le conspirationnisme. 

Mais dans la mentalité conspirationniste, on observe aussi l’écho du mythe de la « Caverne » chez Platon : ce que nous voyons autour de nous, et que nous croyons bien réel, n’est qu’illusions et tromperie. C’est un théâtre d’ombres. D’où cette coupure dualiste qui double le monde réel, décrété illusoire, d’un arrière-monde où s’activent les «chefs d’orchestre invisibles». Le discours conspirationniste est un discours de l’apparence et du masque.

Vous avez compris. Platon était le premier conspirationniste. La preuve il était dualiste


NG - S’interroger sur le conspirationnisme, ne serait-ce pas d’ailleurs déjà prêter le flanc à l’accusation de complotisme ?


Critiquer le conspirationnisme vous fait en effet placer immédiatement au nombre des complices ou des idiots utiles. Pour la mentalité conspirationniste, rien n’est neutre.

On serait curieux ici de savoir ce qui pour PPP est «neutre» …

Il y a d’un côté les agents du complot, de l’autre les affidés et les crédules. Toute contradiction, tout démenti, devient alors une preuve supplémentaire de l’existence du complot. 

PPP confond ici (Délibérément ?) conspirationnistes et paranoïaques

Les thèses conspirationnistes, autrement dit, font un usage systématique du soupçon freudien : la dénégation confirme le symptôme. 

PPP adresse ici un clin d’œil aux démolisseurs de la psychanalyse qui aiment à croire que l’œuvre de Freud se ramène à ce qu’ils en ont compris. Pour PPP Les freudiens, comme les platoniciens, sont, semble-t-il, des sortes de crypto-conspirationnistes.  

C’est bien connu, la ruse suprême du Diable est de faire croire qu’il n’existe pas ! 

PPP flatte ici les amateurs de «bons mots» pour qui un bon mot vaut toujours mieux que discours rationnel et construit.

De même, dans l’histoire, rien pour les conspirationnistes ne relève du hasard. L’action sociale-historique est débarrassée de tous ses aléas grâce à une théorie linéaire de la causalité qui est censée tout expliquer les événements sont produits mécaniquement par des agents cachés, qui manipulent les hommes comme on appuie sur un bouton pour obtenir l’effet désiré. Ni marge d’erreur ni zone d’incertitude : tout a été prévu, tout a été « orchestré »

A part quelques individus effectivement «simples» ou franchement dérangés qui exactement défend ce genre de conspirationnisme-là ?  (PPP est coutumier de cette commune et grossière astuce rhétorique qui consiste à imputer aux autres, à tort ou à raison, des raisonnements simplistes pour mieux les caricaturer et ainsi passer pour une sorte de sage)

Ce simplisme fait bon marché de ce que Jules Monnerot appelait l’hétérotélie, les «effets pervers», l’accident, l’exception, les dynamiques systémiques, etc., bref tout ce qui fait la complexité de la vie sociale-historique réelle.

On sera d’accord avec lui sur ce constat que la vie sociale-historique est complexe (Belle découverte en vérité). Mais est-il besoin de faire référence à Jules Monnerot pour cela ? Cette allusion à l’ancien membre du comité scientifique du Front National a bien évidemment pour but de faire un nouveau clin d’œil à ses amis d’extrême-droite. 

Quant aux conspirationnistes, ils se posent d’emblée comme une élite d’initiés, d’experts autoproclamés, titulaires d’un savoir qui surplombe le savoir caché de ceux contre lesquels ils se dressent. Magiquement exemptés de l’aliénation où baignent leurs contemporains, ils sont ceux qui « savent » (on ne sait par quel miracle), dès lors fondés à regarder de haut les « naïfs » qu’on « mène par le bout du nez ».

Ici PPP décrit surtout l'aspect cognitif, il  n’apporte pas grand chose à  la compréhension générale du phénomène. Il brouille celle-ci.

NG - L’histoire de l’humanité abonde néanmoins en vrais complots. Il y a d’abord les assassinats politiques, réussis (Henri IV, John Fitzgerald Kennedy ou Anouar el-Sadate) ou manqués (Ronald Reagan, Jean-Paul II ou Jacques Chirac). Mais comment faire la part des choses entre «vrais» et «faux» complots ?


Bien sûr qu’il y a de vrais complots. Tout comme il y a des secrets d’État, des mensonges d’État, des actions secrètes menées par les services de renseignement, des lobbies, des groupes d’influence, des attentats sous «faux drapeau», etc. Si le conspirationnisme se bornait à vouloir faire toute la lumière sur tel ou tel événement, ou à s’interroger sur ce qui se passe à l’arrière-plan de la vie politique et sociale, il n’y aurait rien à lui reprocher.

Certainement puisque ce ne serait plus du conspirationnisme !

Ce qu’on peut en revanche critiquer, c’est son systématisme obsessionnel, sa «logique» paranoïaque, ses interprétations fantasmatiques, ses bouffées délirantes. 

(On peut lire le rapport clinique d'un de ces cas par l'élève de PPP, le Professeur Cantamessi - Voir ICI

Ici PPP fait une description fort restrictive du conspirationnisme. Si on pense que cette logique  enveloppe plus largement celui-ci, est-on en droit de s’interroger sur quelqu’un qui estime , tout comme son ex-collègue "intellectuel de Flash ", avoir été l’objet d’une conspiration du silence ?


NG - À propos des attentats du 11 septembre 2001, Roland Dumas, ancien ministre des Affaires étrangères, assure ne pas croire en la version officielle des événements pas plus qu’à son avatar conspirationniste. Y aurait-il une sorte de troisième voie, fondée sur le principe d’opportunité ?


La position de Roland Dumas me paraît assez sage. Il n’y a pas besoin d’être conspirationniste pour constater que la version officielle des attentats du 11 septembre laisse pour le moins à désirer, ou pour penser que Lee Harvey Oswald n’était sans doute pas le seul homme impliqué dans le complot pour tuer Kennedy. 

Après une série de généralités plus ou moins acceptables, nous en arrivons au noyau de cet entretien. Quelle est la  position de Roland Dumas ? Voir ICI (Il est «impressionné par les arguments des deux côtés», il parle de «thèse officielle»). PPP a fait passer un message. Si on peut tout contester. Pourquoi ne pas contester également  la Shoah ? 

On aura noté au passage la malhonnêteté intellectuelle qui consiste à comparer l’attentat du 11 septembre avec l’assassinat de JF Kennedy. Il y a eu, dans  un premier temps, plusieurs versions pour ce second fait historique DONC POUR PPP il n’est pas inenvisageable qu’une future sorte de «commission warren» établisse que, finalement ce sont des américains qui se sont «débarrassés» de 3000 de leurs compatriotes ; à moins que ce soit les «américano-sionistes». Va savoir …


Il y a une vertu du doute, et le «dubitationnisme» va souvent de pair avec l’esprit critique.


Certainement mais il existe un dubitationnisme systématique qui, du fait qu'il ne respecte pas d'autres vertus, n’a plus rien à voir avoir le fait d’avoir l’esprit critique.  

Mais ce qui frappe chez les conspirationnistes, c’est qu’ils ne sont capables de douter que d’une manière unilatérale. Hypercritiques vis-à-vis des «versions officielles», ils sont d’une crédulité sans bornes pour toutes les « versions alternatives ». 

Mais l'ex-professeur Robert  Faurisson, lui, ne fait pas cette erreur...Il est juste «hypercritique»...  Est-ce qui plaît à PPP chez cet homme ?

Or, comme l’esprit critique ne se partage pas, il faut examiner les unes et les autres avec la même rigueur.

C’est vrai que quand on écoute parler Roland Dumas dans cette vidéo, ce qui frappe le plus est sa «rigueur intellectuelle» ... 

Cela dit, nous sommes à une époque qui ne peut que favoriser le conspirationnisme : à un moment où les gens «ne comprennent plus ce qui se passe», parce que leurs repères se sont effondrés, les «explications» simplistes, qui prétendent rendre intelligible ce qui paraît incohérent, ne peuvent que trouver une oreille complaisante chez un public toujours plus grand.

Certainement ! C'est même la raison qui fait que des idéologues peuvent raconter n'importe quoi sous le regard ébahi d'idiots. 
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Sur Alain de Benoit, voir également ICI et LA  

Sur sa technique rhétorique  (au sens le plus négatif du terme) un de ses textes les mieux ficelés est celui-ci.  Alain de Benoist arrive à parler longuement de l'antisémitisme sans jamais parler de la Shoah ! Comme si elle n'avait jamais existé donc ... Ce texte est d'ailleurs un monument de mauvaise foi. 

Il mériterait à lui seul une longue analyse tant on peut y trouver rassemblée une multitude des procédés rhétoriques qu'utilisent Alain de Benoist pour essayer de prouver qu'il ne serait qu'un "intellectuel qui s'interroge" (Qui hait qui ?)  face à un homme de parti pris (Pierre-André Taguieff) - la question que l'on peut alors se poser étant de savoir  jusqu'à quel point AdB est conscient de tous les aspects de cette rhétorique ou s'il ne pousse pas, tout simplement la perversion intellectuelle à un point culminant ...  
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