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dimanche 18 août 2013

Dialogue n° 2 avec un soralien-critique ou de Charybde en Scylla ...

A mes lecteurs réguliers

 

Peut-être vous êtes-vous étonnés que le fil, qui suivait celui-ci et qui aurait pu s’appeler «Dialogue n° 2 avec un soralien-critique», ait disparu. 

La raison en est simple. Avec quelqu’un comme Charles Tremblay, il était encore possible de dialoguer suivant certaines règles ; avec le nouveau venu, Monsieur "Bonjour", j’ai fini, à mon grand regret, par être obligé d’admettre que c’est impossible. 

 

Je crois qu’il est condamnable de «psychiatriser» quelqu’un avec qui on a des divergences d’opinions mais je crois désormais, après avoir tenté, à plusieurs reprises, de dialoguer avec lui, qu’il s’agit d’un fait établi.

 

Mon interlocuteur ne conjugue pas seulement la crédulité et l'outrecuidance, l'infantilisme et la prétention la plus sotte - telles qu’on les trouve chez nombre de soraliens -  il semble vraiment atteint - son jeune âge ne pouvant ici tout expliquer - d’une sorte de petit trouble psychologique qui l'entraîne à écrire des choses incompréhensibles.

*** 

Il était évidemment inévitable que quelques surfeurs viennent tenter de déposer ici un commentaire en défense d’une liberté d’expression qu’ils croient être ici bafouée. En supprimant le dialogue avec le brave garçon dont il est question ci-dessus et en refusant dorénavant toute discussion publique et tout contact par mails avec lui, je me serais mis du côté de la répression et de la «censure». En somme je serais, malgré moi, une sorte d’agent complice de la société «totalitaire» (Comme disent les profonds tarés de Riposte Laïque) qui empêche les honnêtes combattants du net tels que lui d’informer les masses (version gauchisme attardé), le peuple (version populiste ) ou «l’honnête citoyen» (version vrai démocrate mais piètre penseur politique)

S’il ne s’agissait pas d’un sujet assez grave, la montée d’une marginalité d’extrême-droite de plus en plus arrogante, on pourrait en rire. On pourrait rire aux éclats de ce torrent de stupidités que notre pauvre cybernaute, qui est le sujet de ce fil, a ingurgité mais ne semble pas capable de digérer si l’on s'en tient à ce qu’il écrit sur son blog (Comme par exemple trouvé intéressant, instructif et utile la boue qui sort de la bouche d’un Soral)

A cette accusation d’être un «ennemi de la liberté d’expression», je pourrais être tenté d’adopter ou de développer, suivant mes propres réflexions, le point-de-vue défendu ICI ou ceux, très intéressants, qu’on peut lire en commentaires ICI ou plus particulièrement LA (Excellente analyse de "sitouaillain" en commentaire n°45) mais si à une certaine époque l’esprit militant m’avait atteint, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je revendique une certaine indolence  - qui n’est pas de la nonchalance comme semble le croire notre apprenti psychologue (par correspondance) en culottes courtes, mais plutôt une sorte d’ataraxie.

Plus simplement je ferais remarquer à ces accusateurs que j’ai déjà fait un considérable effort en donnant la parole à trois partisans de Soral (dialogue 1, dialogue 2, dialogue 3) et qu’ils peuvent peut-être comprendre que je n’ai plus guère envie de recommencer, et ce particulièrement avec quelqu'un qui n'apporte rien de nouveau et qui n'a pas même fait l'effort (ou été capable) de s'exprimer avec un minimum clarté.


Si l’on veut bien lire ou relire les deux premiers paragraphes de ce qui a été ma déclaration sur l'objet de ce blog, on comprendra peut-être quelle était mon intention en créant celui-ci et pourquoi les querelles de blog à blog que cela engendre inévitablement  ne m’intéressent pas. 

Je garde encore l’espoir, d’avoir la visite sur ce blog de quelqu’un qui saurait me convaincre que Soral n’est pas un individu irresponsable en vaticinant de la plus ridicule façon et en excitant son public comme il le fait régulièrement, mais cet espoir  diminue de jour en jour. Du soralisme, il n'en existe, j'en ai bien peur, qu'une seule sorte, un discours idéologique simpliste et binaire pour paumés incultes.

J’ai par contre renoncé à l’espoir qu’un réel connaisseur, et admirateur, de la production benoitiste vienne me démontrer que son guide intellectuel n’est pas, lui aussi, sur un certain plan, responsable de ce qui est devenu l’arrogance intellectuelle de «l’élite» (ICI un bel exemple du grotesque de cette élite) de la droite néo-fasciste

On a vu ICI, pour ceux qui n’en connaissent pas grand-chose. 

Pour ceux que j’ai appelés les «seconds couteaux» ICI, il n’existe aucun espoir ; soit ce sont, dès qu’on gratte un peu, d’authentiques fascistes (voire nazis), soit ce sont des fumistes pour qui «l’école de la ND» n’a été que le moyen de se donner à peu de frais intellectuel, le fallacieux sentiment d’être cultivé ; soit ce sont de «gentils garçons» pas très malins (On peut remarquer au passage – voir l’unique commentaire - qu’il semble incapable de répondre  à une question claire …), tel celui-ci ; ou encore d’autres d’une crédulité politique attendrissante, tel cet autre


En d'autres termes, et pour finir, ce blog restera présent sur la Toile  (et sera éventuellement réalimenté de temps à autre s'il en est besoin) mais je ne vois plus de raison de multiplier les fils. 








mardi 13 août 2013

Dieudonné est-il «sympathique» ?

Sur Dieudonné dossier complet ICI

On sait les liens qui existent entre mon bouffon «préféré», le petit guru politique Sot-Raël, et Dieudonné.

Je ne m’étais, jusqu’à présent, que peu intéressé à celui qui est souvent présenté comme un humoriste qui compte dans cette catégorie.  Un fort excellent article a,  récemment, plus spécialement attiré mon attention sur ce que son rédacteur appelle la «dieudonnisation des esprits» (référence explicite à la lepénisation des esprits)

Cet article est très intéressant en lui-même (C’est une excellente analyse du phénomène de société qu’est l’incontestable succès de Dieudonné ; succès obtenu malgré son engagement auprès d’un Soral) mais aussi par certains des commentaires qu’il a engendrés.

Je recopie in extenso celui de «Max_Ou » qui me semble être, à ce jour, le plus intéressant ne serait-ce que par l’analyse qu’il fait de la symbolique de la «quenelle» que son public d’adolescents attardés (et/ou frustrés ?) reprend systématiquement. 

« Enfin un travail sérieux qui va au delà des cris d'orfraie. Quelques remarques qui ne feront pas l'impasse sur les aspects crus, je préviens... MisterAnuk a probablement raison en soulignant que la ressemblance au salut hitlérien est sans doute involontaire et que la référence est avant tout sexuelle. Dans le discours dieudonnesque, le mépris passe depuis longtemps par la féminisation et/ou l'homosexualisation de ses cibles (penser au "fiottes de Tsahal" utilisé par Dieudonné dès son "mes excuses"). 

Il y a chez Dieudonné une obsession de (et autour de) la sodomie qui a fini par s'incarner dans un geste qu'il considère comme humiliant (les homosexuels apprécieront et les amants/amantes inventifs aussi...): la "quenelle" est en effet une allusion transparente à une intromission (non sexuelle de la part des dieudonnistes, quoique...) de la main/du bras dans l'anus de l'adversaire, laquelle signale la prise de contrôle d'une partie intime (et sale dans l'imaginaire dieudonnesque) par surprise et la soumission, en résumé un viol. L'adhésion rigolarde d'hommes et de femmes jeunes à cette symbolique extrêmement violente a de quoi inquiéter.
 

Par ailleurs le geste du doigt en l'air accompagné d'un bruit de succion avec la bouche ne me semble pas du tout associé au slogan "au dessus c'est le soleil" (j'ai vu presque tous les spectacles et les videos). Il s'agit là encore d'une référence à la sodomie, mais ici dans une version à la fois plus modeste et plus "salace": seulement le doigt, la bouche remplaçant l'anus dans une représentation mémétique.
 

L'hostilité spectaculaire de Dieudonné à l'homosexualité (et sa misogynie) mériterait une analyse par un spécialiste, mais me semble rentrer dans des catégories classiques. Dieudonné n'a pas eu de père (ce qui fait penser que Soral se faisait cogner par le sien, Soral adhérant in fine aux même tropes que Dieudonné) et cela peut sans doute offrir un axe de réflexion. Sans oublier qu'antisémitisme, misogynie et homophobie vont souvent ensemble. (à suivre..) (suite)
 

Contrairement à MisterAnuk, je pense qu'il ne fait aucun doute que Dieudonné est travaillé par une haine antisémite radicale. Le seul point commun des milieux et individus qu'il fréquente depuis 10 ans est l'antisémitisme radical. Extrême droite, négationnistes, racistes, fanatiques religieux, tout est bon pour Dieudo du moment qu'ils haient le Juifs. Donner des interview à Rivarol quand on connaît le racisme radical de cette publication d'extrême droite ne s'explique pas autrement. Faire batpiser sa fille par l'abbé intégriste Philippe Laguérie (lui-même au passé raciste et crypto-négationniste, ancien de la FSSPX) avec Le Pen pour parrain (épisode authentique et surtout sincère de Dieudonné comme n'importe qui de bonne foi, c'est à dire allant au delà des déclarations contradictoire de Dieudonné, peut le vérifier) ne s'explique pas autrement. S'associer aux islamistes chiittes iraniens, pour lesquelles derrière chaque divorce il y a un "sioniste", ne s'explique pas autrement. Faire monter le négationniste et antisémite Faurisson sur scène et le mettre à plusieurs reprises en video "déguisé" en juif ne s'explique pas autrement. S'associer à des groupuscules d'extrême droite racistes, comme
 

Dieudonné l'a fait dans le cadre de la liste prétendument "antisioniste", ne s'explique pas autrement. Prétendre (ce que fit Dieudonné dans Rivarol) que le fanatique intégriste catholique et négationniste l' "évêque" Richard Williamson est "un résistant", alors même que cet évêque a soutenu l'Apartheid et affirmé à plusieurs reprises que les Noirs étaient une race d'esclave destiné à être soumis aux blancs, ne s'explique pas autrement. Parker et Noah apprécieront...
Les dieudonnistes font preuve d'une cécité volontaire hypocrite en négligeant ces connivences avec des groupes prônant la haine, et souvent la haine pour les noirs. Ils oublient ou passent sous silence ou édulcorent les très nombreuses sortie antisémites de Dieudonné. Je n'en citerai qu'une: déclarer à la télé iranienne que les "sionistes" ont tué Jésus (lapsus montrant que l'utilisation du mot "sioniste" par Dieudonné n'est qu'un camouflage hypocrite pour "juif") dénote d'un grave dérèglement du jugemenent sans parler d'une ignorance historique crassissime, et in fine d'un antisémitisme sans frein.
 

Se pose la question de l'adhésion de nombreuses personnes aux codes et aux messages de Dieudonné. Postuler un antisémitisme "préalable" de ces gens serait une erreur, mais il y a une "shadenfreude" à laisser Dieudo endosser des transgressions qui semblent les soulager de frustrations sociales et psychologiques qui renvoient à des enjeux de société très sérieux. Il y par contre une perméabilité inquiétante et surtout la possibilité que Dieudonné et son entourage parvienne à "emmener" un public pas nécessairement haineux vers des opinions et des réflexes plus radicaux. L'histoire ne se répète pas, mais la comparaison avec les années 30 européennes peut être fructueuse. Et préoccupante. »

L'analyse que fait ce commentateur des obsessions de «l'humoriste» est à rapprocher, ce n'est pas très étonnant, de celle faite ICI sur son compère en discours antisémites.



vendredi 9 août 2013

Soral le bouffon : bientôt son dernier round ?



Le vieux boxeur stalino-hitlérien «génial» a, tel un autre enfant mal élevé, multiplié les provocations et remarques antisémites depuis plusieurs mois.

Il se plaignait de n’être pas assez entendu, il va l’être dans le cadre d’un tribunal. Il se plaignait que les médias ne parlent pas assez de son «combat», Le Canard EnchaînéL’Humanité et Le Nouvel-Observateur s'intéressent à ce dernier*

Le «brave garçon», le sous-fasciste** masochiste peut donc  maintenant s’installer pleinement dans son rôle de «martyr».  

Face à toutes ces méchantes «calomnies» envers ce grand penseur de la «gauche du travail et de la droite des valeurs» et ces odieuses attaques contre la liberté d'expression ... des antisémites, on attend les réactions indignées du grand démocrate qu'est un autre penseur du ni droite, ni gauche … Ainsi que celle du libre penseur-journaliste collègue de Jean Robin

* Lire une biographie détaillée ICI 
** La suite 'première partie en cliquant sur le mot) sur ce qu'est un sous-fasciste ICI 




Quelques copains du zombie : un, deux, trois, quatre





samedi 13 juillet 2013

Dialogue n° 1 avec un soralien-critique



Un certain «Quentin» m’ayant interpellé ICI sur les idées du soralien-critique Charles Tremblay et sur les raisons qui me font juger sévèrement ce blogueur, je crois utile de publier le court échange que nous avions eu au tout début de cette année.

En espérant que cela donnera l’occasion à d’autres soraliens-critiques de s’interroger sur ce qui fait qu’ils ont été un moment séduits par le discours du grand chauve illuminé et sur ce qui fait que je ne suis pas convaincu par ce dont ils essaient à tous prix de me convaincre...
  
J’ai éliminé dans mes réponses ce qui n’a plus de raisons d’être aujourd’hui et/ou ce qui est manifestement hors sujet.  J’ai également réécrit ce qui me semblait ne pas être assez compréhensible pour d’autres lecteurs. J’ai, par contre, laissé en l’état les courriels de CT. 

J'ai passé outre son refus de voir publiés ses courriels. Ne s'agissant pas de faits intimes ni de faits pouvant lui nuire, j'ai pensé que cela pouvait être intéressant pour certains lecteurs. Rappelons qu'il s'est écoulé six mois depuis et que c'est lui qui a rompu notre relation et donc rendu caduc l'éventuel caractère "privé" de cet échange. Rappelons également que c'est lui qui a choisi de signer de son patronyme (pour autant que ce soit réellement le sien) les articles de son blog   

Message du 24/01/13 20:09
De : "Charles Tremblay"
A : l_mezigue@orange.fr
Objet : Merci à Mezigue pour son petit mot
Mon cher Mezigue
Je vous remercie pour le petit mot que vous avez pris la peine d'écrire. Je vous remercie également d'avoir envoyé deux fois votre commentaire, question d'être sûr qu'il se rende à destination (l'internet n'est pas fiable à 100%). Croyez-moi, c'est très apprécié.
Cela faisait un petit bout de temps que je pestais contre "Poupeto-c'est-moi" quand, avec grande joie, j'ai découvert quelques sites anti-Soral sérieux comme le vôtre et Dans la peau d'Alain Soral. Et avec le titre de votre blog, je vois que vous n'aimez pas non plus Jean Robin. Un autre point en commun avec moi car, ayant déjà eu quelques uns de ses livres dans mes mains, je sais que le petit barbu est aussi pire que le grand chauve. La seule différence étant que j'ai tout-de-suite perçu la malhonnêteté de Robin (surtout avec son prétendu "Dictionnaire des débats interdits") tandis que j'ai eu un intérêt pour Soral avant de percevoir ce qui se cache derrière le "masque audio-visuel" (mentionnons qu'étant au Québec, je ne pouvais percevoir rapidement quelle est la véritable nature de Soral. Ç'eut été probablement différent si j'avais vécu en France que j'aurais rencontré le type ou quelques uns de ses fans irrécupérables. Ceci dit, à mon grand malheur, il existe maintenant un "Égalité et Réconciliation Québec", preuve que ce bougre prend de l'expansion malgré tout).
 Pour ce qui peut être des différences entre nos convictions respectives, ce n'est qu'un point de détail. L'idée, c'est de ne pas faire du "moi j'ai raison et le reste du monde a tort, car moi je fais de la pensée dangereuse" comme l'affirme le plus sérieusement du monde le grand sheikh chauve. Ayant une formation académique en histoire des religions, je sais faire la distinction entre ce qui est scientifiquement valable et ce qui relève des croyances/convictions et je sais faire abstraction de mes présupposés pour une discussion intelligente avec ceux qui en ont envie (comme avec vous, mon cher Mezigue).
Comme vous avez pu le constater, je n'ai pas encore créé de page pour des liens externes sur mon site mais dès que je m'y mettrai, je vous promet de vous y relayer. Une belle liste de liens anti-Soral, pour se faire traiter de dégénéré par Laïbi (ce qui, pour moi, est presque un titre honorifique que d'être qualifié ainsi par la gros dentiste marseillais).
Ceci dit, je vous remercie encore une fois Mézigue, je vous souhaite une bonne journée et nous allons nous recroiser bientôt, que ce soit sur mon blog, le vôtre, chez Dans la peau d'Alain Soral ou par courriel.
Cordialement
Charles Tremblay

Réponse :
Bonjour,

J’ai été très heureux de pouvoir vous écrire ce petit mot sur votre blog. Il a été très spontané. Ne voulant pas, et ne pouvant pas  répondre tout de suite en profondeur à vos réflexions sur Soral, je voulais tout de même vous faire très vite un petit signe indiquant que vous n’aviez pas écrit cet article  «dans le vide ».  Le deuxième clic est une précaution que j’ai l’habitude de prendre. 

Je vous laisse le temps de découvrir le blog que j’ai consacré aux bouffons politiques de la Toile pour en parler ; ce avant qu’éventuellement  nous en discutions.

Je précise l’objet du blog parce que je ne voudrais pas que vous croyiez que je poursuis, du fait d’un éventuel engagement politique, un but du même nom. Je le précise car tel semble être le cas du Webmestre du blog danslapeaudalainsoral. N’allez surtout pas croire que je veuille dénigrer ce blog mais vous vous apercevrez peut-être assez vite que nous n’avons pas, lui et moi, la même démarche. Je ne suis pas un militant.

Comme je l’ai écrit sur mon blog tant qu’il me laisse la parole je m’exprime mais ce sans jamais obéir à des règles de modération partisane qu’il édicterait implicitement.  De plus les angles par lesquels il attaque Soral ne me semblent pas les meilleurs ni toujours justifiés.

Ainsi ce mélange-confusion entre des gens comme Madame Blavatsky, René Guénon, Julius Evola et les travaux de la nouvelle droite et les écrits de son représentant le plus connu, Alain de Benoist, me semble farfelu. Soit il a une connaissance réelle des écrits de ces différentes personnages et en les mettant «dans le même panier» il est de mauvaise foi ; soit il n’a rien lu d’eux (ou si peu) et il n’est pas quelqu’un de sérieux.

Je préférais vous prévenir tout de suite …

Pour ce qui concerne Jean Robin, il ne s’agit pas, en réalité de sentiment (ni ne l’aime, ni je ne "l’aime pas") mais de stupéfaction devant son incroyable sottise et son culot.

Je ne sais si le fait d’être à l’extérieur de la France change beaucoup la perception que l’on peut avoir du phénomène soralien. Je suis moi-même isolé en pleine campagne et cela ne m’a pas empêche de «rencontrer» (par le dialogue) des soraliens (Comme vous le constaterez si vous lisez les trois entretiens que j’ai recopié sur mon blog).

J’admets, bien entendu, que la présence augmente par beaucoup d’aspects la perception que l’on a de la personne avec qui l’on converse mais en matière d’analyse des idées structurant  leurs vues-du-monde, cela ne fait guère de différence.

Vous ne m’étonnez pas en me disant que vous avez une «formation académique en histoire des religions» et que vous savez «faire la distinction entre ce qui est scientifiquement valable et ce qui relève des croyances/convictions».

C’est tout à fait perceptible à travers ce que vous écrivez et surtout votre façon d'écrire.  (NDLR Il ne semble pas que CT se soit aperçu qu’ICI je me moquais de lui … La suite de nos échanges montre que j'ai de plus en plus pris mes distances face à celui qui m'apparaissait alors, au même titre que DLPAS, comme ... un cybernaute un peu "charlot" ...).
Ceci dit, et pour être clair avec vous, je vous avoue sur le qualificatif de «remarquable» à propos de Paul-Éric Blanrue me semble excessif. Quelqu’un comme votre compatriote Normand Baillargeon me semble admirable (Ce que je lui ai écrit), mais pas Blanrue.

Sur les excès et le côté un peu borné d’une certaine zététique (celle de Blanrue) je ne peux que vous suivre. Ceci dit je ne vous suivrai probablement pas, par contre, pour tout ce qui concerne  le paranormal, l’ufologie  et autres sujets de ce type. Il en est de même pour ce qui concerne l’auteur que vous citez abondamment, Nicolas Tereshchenko (qui me semble d’un niveau très en en dessous d’un Abellio par exemple). 

Est-ce la peine de parler de cet illuminé de LLP (Laïbi)  et même de Livernette (comme le fait hélas maintenant danslapeaudalainsoral) ? 

En espérant ne pas vous avoir déçu.

Cordialement

Mézigue

Message du 26/01/13 05:37
De : "Charles Tremblay"
A : "Lui Mézigue"
Objet : Réponse à propos de Soral
Bonjour Mezigue
J'ai lu votre courriel et je m'aperçois que non, malgré notre opposition commune à Alain Soral et Jean Robin, nous ne sommes pas faits pour nous entendre. Mais bon, c'est la vie.
Il est vrai que j'ai monté cette publication de la JTF avec comme prémices de base que la métapsychique est un fait avéré, prouvé en laboratoire depuis plus d'un siècle (d'où mes références constantes à Bertrand Méheust) et que le phénomène ovni est réel, bien qu'on ne sache pas trop ce que c'est (authentiques extra-terrestres ? hypothèse mythico-physique ? projections holographiques dans l'espace-temps ? autre ?). Déjà là, cette prise de position est suffisante pour rebutter quelques personnes, dont Normand Baillargeon.
C'est vrai également qu'il y a un certain ésotérisme sur mon site, comme l'évocation d'Evola dans mon mot de la rédaction ou encore la reproduction de l'essai de Tereshchenko. Mais je ne me considère pas comme "guénonien", "evolien" ou autre. D'ailleurs, ils ne sont pas exempts de critiques, surtout Guénon qui insistait, obsédait même, sur des filiations traditionnelles mais qui après s'intéressait à des traditions orientales comme le taoïsme ou le védanta où on s'en fout éperdument de ces filiations ("chacun est responsable de sa propre libération"). Quand à Tereshchenko, j'ai présenté son texte car il parle d'une chose peu connue mais bien réelle, la saturation des espaces par la musique perpétuelle, mais pour le reste, je ne suis pas fan de ce mec et je n'ai jamais lu d'autres ouvrages de lui (tout comme je connais de nom Raymond Abellio mais je n'ai jamais lu quoique ce soit de lui). Et je ne le cite pas abondamment, j'ai présenté un texte de lui, ce n'est pas la même chose. D'affirmer que je le cite abondamment, c'est laisser entendre qu'il a une grande influence sur moi, ce qui n'est pas le cas.
Ceci dit, mon "ésotérisme" ne m'amène pas à perdre la tête comme c'est le cas de notre pauvre Dans la peau d'Alain Soral. Si celui-ci est intéressant quand il critique le commerce et la marchandise soralienne, il devient incohérent et quelque peu hystérique dès qu'il évoque Guénon, le New-Age et la Franc-Maçonnerie. Une réaction qui me fait penser un peu celle de Laïbi, mais idéologiquement orienté à l'inverse. Quant à Livernette, si Dans la peau d'Alain Soral s'emporte contre lui, c'est surtout parce que le Livernette est venu lui répliquer dans son propre "terrain de jeu". C'est dommage car cela diminue de beaucoup l'efficacité de sa critique contre Soral mais bon, chacun son parcours de vie.
Pour ce qui est de Soral, vous me dites que vous savez pas si "le fait d'être à l'extérieur de la France change beaucoup la perception que l'on peut avoir du phénomène soralien". D'abord, vous devez comprendre que je n'ai pas de compte facebook, ni de twitter ou de linkedIn ou quelque chose du genre. Déjà, on manque un certain nombre d'informations. Ensuite, au Québec, il n'est si évident de savoir quel est le véritable paysage politique français (surtout que je n'y ai jamais mis les pieds et que j'ai bien rencontré quelques Français mais pas assez pour donner une idée juste). Pour la rencontre de “soraliens”, avant tout récemment, la fin de 2012, je n'avais jamais rencontré de “soraliens québécois”. Tout-au-plus, j'ai rencontré quelques personnes qui connaissaient vaguement Soral à cause de son “Sociologie du dragueur” et parce qu'il avait passé à Ardisson. En plus, je n'ai pas un entourage immédiat où je peux parler réellement de politique internationale. Donc ma découverte et ma déconvenue soralienne est entièremenet un fait du web. Alors vous conviendrez que pour “l'analyse des idées structurant leurs vues-du-monde”, encore fallait-il que j'ai à ma disposition tous les éléments pour faire la juste analyse des idées en question.
Idem pour vous. Je comprend que de votre point-de-vue parcellaire en France vous trouviez admirable quelqu'un comme Normand Baillargeon. Mais moi, pour avoir lu ses articles dans le journal Le Couac, pour avoir entendu ses chroniques régulières à Radio-Canada, pour avoir vu son travail de columnist pour le journal Voir, pour avoir connu des gens qui ont suivi son cours sur la “pensée anarchiste” aux sciences de l'éducation de l'UQAM et pour l'avoir déjà croisé au Salon du Livre de Montréal, je ne trouve pas ce mec si admirable que ça. Même qu'à bien y penser, je lui trouve une certaine ressemblance avec Soral (lui aussi il aime se mettre en valeur dans les médias) et j'ai quelques amis qui partagent mon constat que Baillargeon n'est pas si admirable que ça. Mais de votre point-de-vue où vous êtes situé, Mezigue, il est tout-à-fait normal que vous le trouviez admirable. Surtout si tout ce que vous avez eu de lui sont son livre sur l'anarchisme, son guide d'auto-défense intellectuelle et quelques textes et conférences sur le net. Vous ne l'avez pas entendu utiliser les techniques même qu'il dénonce dans son guide d'auto-défense lors des débats auxquels il participe à Radio-Canada.
C'est pourquoi je trouve que vous y allez un peu fort avec votre histoire que “d'être à l'extérieur de la France n'y change rien pour l'analyse des idées structurant leurs vues-du-monde”. Au contraire, la perspective peut changer radicalement. On dirait que vous avez essayé de me coincer avec une rhétorique du style “soralien un jour, soralien toujours, pas d'excuse possible”. Vous trouvez Baillargeon plus admirable que Blanrue ? Moi, je sais que Baillargeon est beaucoup trop attaché à son standing d'universitaire invité dans les médias pour oser remettre en cause la loi Fabius-Gayssot, même s'il vous dira que la liberté d'expression c'est important, qu'on ne peut pas mettre de barrière dans l'Histoire, etc. Sans trancher à savoir si les révisionnistes ont raison ou non, l'attitude de Blanrue témoigne d'un bien plus grand courage que le très “bourgeois” Baillargeon et il rend un bien plus grand service à cette liberté d'expression que le second.
Ce qui m'amène à dire, mon cher Mezigue, que si vous voulez discuter avec moi à propos de Soral, je suis disposé à vous répondre mais pour le reste, je pense que dans l'ensemble nous ne sommes pas faits pour nous entendre. Et surtout, je dois vous avertir que je n'ai pas l'intention de me justifier devant quelqu'un qui chercherait à me prendre en défaut. Si vous vous sentez toujours à l'aise de communiquer avec moi, vous êtes le bienvenue. Sinon, adieu et bonne chance dans le reste de votre vie.
Cordialement (malgré tout)
Charles Tremblay

Réponse :

Bonjour Charles Tremblay,

Tout d’abord je vous remercie de ce nouveau courriel qui montre que vous êtes quelqu’un qui accepte de débattre. Je ne sais pas encore si nous ne sommes réellement «pas faits pour nous entendre». Pour ma part, je vous «entends»  pour l’instant très bien et accepte de réfléchir à vos arguments et d’écouter vos opinions et convictions. J’espère qu’il en sera de même pour vous.

Pour ce qui concerne Bertrand Méheust, je ne peux pour l’instant rien vous en dire. J’ai feuilleté son site mais ce n’est probablement pas suffisant pour en avoir une idée précise.

En ce qui concerne votre phrase «le phénomène ovni est réel, bien qu'on ne sache pas trop ce que c'est», je ne peux, formulé ainsi, qu’être d’accord. Il existe incontestablement «un phénomène ovni» mais la question est avant tout de même de savoir si c’est un phénomène qui relève de la sociologie de la croyance, de la psychologie, de la croyance, ou du réel, du réel scientifiquement confirmé.

Je me suis suffisamment intéressé à l’épistémologie pour n’être pas convaincu par des formules comme «prouvé en laboratoire» (Quels laboratoires ? Dirigés par quels hommes de science ?). Comme vous le savez les fabricants de produits cosmétiques utilisent énormément ce genre d’arguments pour vendre leurs produits mais ne cela constitue certainement pas une preuve de leur innocuité (Ne trouve-t-on pas des scientifiques pour nier les menaces sur les climats). Permettez-moi donc de rester sceptique à priori bien qu’ouvert aux arguments de Monsieur Méheust. Ce tout comme je suis resté sceptique aux arguments de certains  «scientistes»  du genre de Charpak et De Broch (…)

Pour ce qui concerne des auteurs comme Guénon et Evola, il me semble que nous sommes d’accord. Je ne crois pas aux thèses perennialistes  mais cela ne m’empêche de considérer, un livre comme «La Doctrine de l’Eveil» comme très impressionnant et «La crise du monde moderne et le signe des temps» comme intéressant (Et d’autres de ces deux auteurs que j’ai abondamment lus à une certaine période de mon existence). Je ne suis, bien évidemment, tout comme vous donc, ni "guénonien" ni "évolien" et de façon générale pas inféodé à un auteur quelconque. 

Pour ce qui concerne le texte de Tereshchenko, je l’ai trouvé très intéressant dans sa très nécessaire dénonciation de la saturation par le «bruit» (et toutes les "ondes" caractérisant celui-ci) qui caractérise le monde moderne et dont nous sommes tous les victimes (C’est même une des raisons qui m’a fait émigré en pleine campagne). Où j’ai trouvé qu’il exagérait (pour ne pas dire plus) est ce qu’il faut bien appeler sa réduction de l’harmonie musicale à du «bruit». Il y a là un rejet absolu de la musique que je ne comprends pas. 

Pour ce qui concerne Abellio, je ne saurais trop vous conseiller vivement de le lire. D’abord l’écrivain de talent. Mais aussi le «philosophe» gnostique. Nous sommes avec lui à un tout autre niveau qu’avec quelqu’un comme Guénon (qu’il critique d’ailleurs férocement). 

Pour ce qui concerne Dans la peau d'Alain Soral, nous sommes donc également d’accord. Je vous ai dit ce que j’en pensais dans mon premier courriel (ainsi que de Livernette et LLP)

A propos de la distance que vous avez par rapport au petit milieu politique gravitant autour de Soral, nous sommes dans le même cas (Que votre éloignement géographique soit plus grand que le mien n’y change rien). Tout comme vous je n’ai ni compte facebook, ni de compte twitter ou linkedIn (Mais contrairement à vous peut-être, je ne crois pas que cela soit un «handicap» pour la connaissance des idées propres à ce milieu).

Je conviens aisément  qu’il «fallait que vous ayez à votre disposition tous les éléments pour faire la juste analyse des idées en question» mais je ne crois pas pour autant qu’il soit forcément nécessaire pour cela de rencontrer «en chair et en os» des soraliens (argument avancé par "l’armurerie" lors de nos échanges – voir sur mon  blog dialogue n°3).

Je parle bien ici des «idées»  (connaître les hommes qui défendent ces idées et pour quelles raisons ils les défendent est une autre question).

Sur le cheminement des idées s'étant cristalisées sous forme de  «soralisme», connaître les idées des défenseurs de celles-ci – comme j’y ai fait plusieurs fois allusion sur mon blog - ne suffit pas. Il faut aussi connaître celles de cette «école de pensée» appelé  «nouvelle droite» (Voyez cette fiche Wikipedia comme première approche – j’ai donné d’autres liens sur mon blog - si vous ne connaissez pas) car la quasi totalité des idées que Soral présente comme nouvelles et les «siennes» viennent, en réalité, des lectures (superficielles) qu’il a faites dans les publications de la nouvelle droite. 

Sur Normand Baillargeon, je me suis mal expliqué sur les raisons qui m’ont fait écrire que je le trouve «admirable». Ce qualificatif s’applique au fait qu’il ait eu, comme Chomsky, le courage de signer la célèbre pétition (Contre la Loi Gayssot et pour la libération de Vincent Reynouard) ; ce tout en sachant les ennuis que cela lui amèneraient et connaissant d’avance les diverses incompréhensions chez les amis de son bord politique (Il m’en a fait part lorsque je lui ai écrit en ce sens). J’ai dit que je trouvais cela «admirable» parce que moi, je ne suis pas certain que je l’aurais signé …

Pour ce qui concerne l’homme s’exprimant en public et même l’homme privé, vous avez peut-être raison mais cela n’entre pas pour moi en ligne de compte pour juger de la qualité ou non de ses livres (qu’effectivement j’ai apprécié). Pour vous donner un autre exemple, j’ai eu un temps une assez grande admiration pour Gilbert Durand (l’homme et son œuvre). Ce, jusqu’à ce que je le rencontre «en vrai». Mon sentiment pour son œuvre n’a pas changé mais j’ai été assez «refroidi» par son comportement en public (Il se prend un peu pour une diva et accepte d’être entouré d’adulateurs …).

De façon générale, pour ce qui concerne l’apparition de telle ou telle personne dans les «grands» médias», je n’ai pas d’opinion tant ces apparitions obéissent à des raisons (promotion d’un livre par l’éditeur par exemple) qui n’ont pas grand-chose à voir avec ce qui m’intéresse vraiment ; à savoir les thèses de l’auteur. De plus, je n’ai pas (et jamais eu) de télévision et ne lis pas les grands médias-presse (je lis des revues et pour les informations générales m'en tient à la radio). 
Si vous pensez que («on dirait que ») «j’ai essayé de vous coincer avec une rhétorique»,  je m’en trouve extrêmement chagriné car ce n’est absolument pas mon intention. 

Bien qu’admiratif par certains aspects de Schopenhauer,  je trouve son petit livre «L’art d’avoir toujours raison» détestable car il encourage la mauvaise foi.

Sur cette question, voyez la note (sur la différence entre argumentation – honnêtement faite  - et rhétorique – souvent malhonnête) que j’ai écrite ICI.

Que Baillargeon soit (peut-être trop) «attaché à son standing d'universitaire invité dans les médias» est fort possible mais cela ne change rien aux intentions de Blanrue à tenter de réhabiliter quelqu’un comme Faurisson ; intentions clairement politiques (donc sortant de la neutralité axiologique qui sied à un sain débat d’idées). Sur la Loi Gayssot et sur la question du négationnisme, j’ai déjà longuement répondu ailleurs (notamment lors de mon «dialogue» avec «l’armurerie»  ). Il y a d’ailleurs en fin de billet deux liens d’indiqués (renvoi vers un dossier complet) sur la question du négationnisme. 
Si vous estimez que mon intention est de vous «prendre en défaut», vous avez raison de me déclarer que vous n’avez pas l’intention de vous «justifier » (Ne dit-on pas «qui s’excuse s’accuse» ?).
J’espère que vous ne pensez pas réellement que telle serait mon intention car si c’était vrai vous auriez parfaitement alors raison de refuser de discuter. 

A vous de voir.  
Si, par contre, vous estimez que seule la «conviction profonde» suffit et que nous ne sommes et pas obligés d’apporter des preuves (notamment par les textes et traces) à ce que nous avançons, c’est moi qui, alors, refuserait la discussion.  
Ce qui fait que nous sommes là aussi, me semble-t-il, d’accord.

Cordialement
Mézigue

Message du 26/01/13 21:28
De : "Charles Tremblay"
A : "Lui Mézigue"
Objet : Soral, Blanrue, Baillargeon, Faurisson, la suite
Mon cher Mezigue
Je viens de lire votre réponse et je suis prêt à vous croire lorsque vous dites que vous ne vouliez pas me "coincer". Cependant, je maintiens mon point-de-vue que la distance influence la question de la compréhension des idées (aucun historien sérieux maintiendrais l'idée que le contexte espace-temps n'a aucune influence sur lui, ne serais-ce que pour la disponibilité des faits). Quand j'ai découvert Soral en 2010, si vous m'aviez parlé de la "Nouvelle Droite" et d'Alain de Benoist, je n'aurais même pas su de quoi vous parliez. Sans compter que j'ai tellement vu d'abus avec les notions de "gauche" et de "droite" que maintenant, je décroche dès que j'entends ces deux termes. Dans la même idée, j'ai tellement entendu souvent le mot "fasciste" utilisé à toutes les sauces que cela ne m'empêchera pas d'écouter quelqu'un même si un tiers me dit que c'est un fasciste ou un nazi. D'ailleurs, rappelons que même si j'ai eu un intérêt pour l'homme en 2010, je n'ai jamais adhéré complètement à son discours. Je dirais même que le désenchantement a commencé assez vite et que l'essentiel de ma "relation" à Soral en fut une d'amour-haine (où la haine s'est pointée assez vite et qu'elle a toujours grandi jusqu'au point de non-retour). J'ai été récemment sur E&R relire les commentaires que j'ai pu écrire alors et je m'aperçois que j'ai été en butte avec la meute soralienne très rapidement (sans compter les nombreuses censures que j'ai subit).
Je suis tout-à-fait disposé à vous donner d'autres informations sur le "grand sheikh chauve" si j'en ai d'autres et que cela vous intéresse. Mais pour le reste, je pense que nous ne sommes pas dans le même camp. Ni sur l'ufologie (où pour moi, il y a trop de preuves matérielles pour parler d'une quelconque "sociologie de la croyance"), ni sur Blanrue, Baillargeon ou Faurisson. Mais ce n'est pas grave. Je vous avoue que je ne suis pas intéressé par quelque forme de débat ou d'argumentation que ce soit, pas même par courriel. Cependant, comme je l'ai écrit quatre lignes plus haut, si vous désirez un échange d'informations pour en savoir plus sur notre "clown politique du net" ou parce que vous désirez mon avis sur tel ou tel sujet, je suis disposé à correspondre avec vous. Bref, débat et argumentation : non, mais coopération sporadique sur certains sujets : oui. 
J'espère ne pas vous avoir paru trop "brutal" ou "tranchant".
Bonne continuation pour la suite de vos démarches.
Cordialement
Charles Tremblay

Réponse :

Bonsoir,


Non votre "réponse" ne m'apparaît en aucune façon "brutale" et "tranchante" (En tous cas ce ne sont pas les termes qui me viennent à l'esprit après l'avoir lu)
D'après ce que vous écrivez ce n'est pas seulement en 2010 que vous ne savez pas de quoi je parle en parlant de la "nouvelle droite". C'est encore le cas... 

Très franchement je ne vois aucun "historien sérieux" utiliser une notion comme "contexte espace-temps".  
N'étant pas capable de haine, je ne comprends pas très bien la vôtre.
Entre le fait que, contrairement à moi,  vous raisonnez en terme de "camps" et celui (contradictoire avec le premier)  que vous n'êtes pas "intéressé par quelque forme de débat ou d'argumentation", de continuer notre échange me semble effectivement fort compromis.  
Salutations Cordiales  
Mézigue


PS : Etes-vous opposé à ce que je publie notre échange ?

Message du 26/01/13 23:26
De : "Charles Tremblay"
A : "Lui Mézigue"
Objet : Conclusion
Oui, je suis opposé à ce que vous publiez notre échange.
Vous exagérez avec vos histoires d'émotions. J'ai dit "j'aime pas Jean Robin" pour signifier "je n'approuve en rien sa démarche intellectuelle" et vous le savez très bien. De même, vous connaissez l'expression "amour/haine" et vous savez ce qu'elle signifie, alors épargnez-moi vos "grandeurs d'âme qui ignore la haine". Vous me reprochez de faire dans les sentiments d'amour et de haine mais vous êtes bien mal placé car dans chacun de vos propos on peut percevoir facilement une émotivité exacerbée, très analogue à celle des soraliens. Et ne me faite pas croire qu'il n'y a aucune émotion dans votre propre petite guerre personnelle contre Soral.
Les histoires de "camp" sont une projection de votre propre esprit. Vous-même, vous ne vous identifiez pas à celui de Robert Faurisson, à ce que je sache. Le fait d'utiliser le terme "négationniste" annonce déjà l'appartenance à un camp.
Posez la question à un historien à savoir si l'endroit où il se trouve ou l'époque où il se situe a une influence sur ses recherches. L'historien honnête vous dira que oui. C'est de l'ordre du B.A.BA du métier.
J'ai assez perdu de temps avec vous. Je ne veux pas de réponse de votre part et je vous le répète: Oui, je suis opposé à ce que vous publiez notre échange. Vous pouvez m'accuser de vouloir me cacher et ne pas assumer mes propos tant que vous voulez, Mézigue, ce que vous pensez ne m'importe plus. Je retire votre commentaire de mon site et nous partons chacun dans sa propre direction pour ne plus jamais se croiser. Vous n'êtes que l'un de ces nombreux Français que veulent donner des leçons de morale à l'univers entier sans se regarder dans le miroir. C'est pourquoi la France a si mauvaise réputation de par le monde. Adieu Mézigue et bonne chance pour le reste de votre vie.

Réponse

Bonjour Monsieur Tremblay

Bonjour et merci de votre réponse qui m’a beaucoup amusé. 
Pour votre part, vous avez décidé de «conclure» («la bêtise est de conclure» écrivait Flaubert). 
C’est comme vous voulez  mais je réponds tout de même. Vous comprendrez pourquoi ci-dessous. 
Je me doutais un peu de votre réaction car j’en avais lu les prémisses dans votre précédent courriel (Mais je l’aurais pensé plus agressive). 
(NDLR  : A partir de là je commente phrase à phrase le courriel de CT)
- Oui, je suis opposé à ce que vous publiez notre échange.
Alors je le publierai tout de même mais sans votre identité officielle.
- Vous exagérez avec vos histoires d'émotions. J'ai dit "j'aime pas Jean Robin" pour signifier "je n'approuve en rien sa démarche intellectuelle" et vous le savez très bien.
Les mots sont importants (vous ne semblez pas en avoir bien conscience). Si mes remarques peuvent vous apprendre à les utiliser à bon escient, elles n’auront pas été inutiles.  
- De même, vous connaissez l'expression "amour/haine" et vous savez ce qu'elle signifie, 
Le problème est qu’il semble que ces deux mots n’aient pas le même sens pour vous que pour moi. De plus si j’ai ma propre idée de ces deux mots, je trouve inadéquat de les coupler comme vous faites. C’est de la psychologie de bazar …
- alors épargnez-moi vos "grandeurs d'âme qui ignore la haine".
Si vous voulez être «épargné», continuez dans la fermeture d’esprit … Vous n’êtes plus un enfant que je sache (vous êtes juste un adulte qui fait l’enfant)
Oui j’ignore la haine mais je ne m’en flatte pas pour autant et ne crois pas non plus que mon «âme» (Qu’est-ce c’est que cela ?) en soit amoindrie ou grandie. C’est simplement parce que personne ne m’a fait suffisamment de mal pour que je le haïsse.
Ceci dit la vôtre pour quelqu’un que vous n’avez  jamais rencontré (Soral) est parfaitement ridicule
- Vous me reprochez de faire dans les sentiments d'amour et de haine mais vous êtes bien mal placé car dans chacun de vos propos on peut percevoir facilement une émotivité exacerbée, très analogue à celle des soraliens. 
Ceci n’est qu’une affirmation gratuite. Il faudrait que vous me montriez par quelle sorte d'analyse ce que j’écris réellement vous conduit à une telle affirmation. De plus j’ai déjà répondu (Ce qui prouve que vous n’avez même pas lu ce que j’ai écrit …) -  à d’autres jeunes (ex) soraliens de votre niveau -  à ce genre de très plat et très grossier psychologisme.  
Apparemment vous n’avez pas bien conscience qu’en écrivant que vous «percevez» (Vous n’avez d’ailleurs même pas le courage d’écrire « je perçois », vous écrivez «on perçoit»), vous vous dévoilez par contre beaucoup ; ce dévoilement étant ici que vous vous croyez suffisamment perspicace pour percevoir la «psychologie» de quelqu’un avec qui vous n’avez échangé qu’une demi douzaine de courriels.  Ce qui est une fadaise.
D’autre part, quant bien même je serais capable d’avoir une «émotivité exacerbée» permettez-moi de vous dire qu’elle ne se déclenche que pour des raisons toutes autres que celles d’une réponse à un inconnu mal très malin comme vous ou à propos d’un présentateur télé au chômage …
- Et ne me faite pas croire qu'il n'y a aucune émotion dans votre propre petite guerre personnelle contre Soral.   
Croyez ce que vous voulez. Il n’y a pas de «guerre personnelle» de ma part. Il y a juste intérêt pour un cas de «pathologie politique». Tout juste - s’il ne tenait pas des propos ouvertement antisémite -  aurai-je un peu de compassion pour lui.

- Les histoires de "camp" sont une projection de votre propre esprit. Vous-même, vous ne vous identifiez pas à celui de Robert Faurisson, à ce que je sache. Le fait d'utiliser le terme "négationniste" annonce déjà l'appartenance à un camp. 
(Encore une fois …) Il n’y a pas de «camp» à propos de cette période historique. Il  y a le travail de  la communauté des historiens dignes de ce nom et à, côté,  les délires (antisémites ou pas)  d’un conglomérat composé d’extrémistes politiques de tous bords et de faibles d’esprit. 

- Posez la question à un historien à savoir si l'endroit où il se trouve ou l'époque où il se situe a une influence sur ses recherches. L'historien honnête vous dira que oui. C'est de l'ordre du B.A.BA du métier.   
Vous n’avez manifestement pas compris que ce que je mets en question est votre expression «d’espace-temps» qui, ici,  ne veut rien dire…
Vous n’avez pas l’air de savoir que tout le problème pour les sciences humaines est leur statut de scientificité. La question n’est donc pas de savoir si l’homme qui est derrière l’historien peut être «influencé»  par son époque (C’est l’évidence même) mais de se donner les moyens épistémologiques de tendre vers le plus de véracité possible.
Le b.a.ba dont vous parlez doit être celui des journalistes se prétendant «historiens» - en réalité chroniqueurs -, tel Blanrue …
Ceci me fait maintenant plus que douter sur  la nature de votre prétendue et  alambiquée  «formation académique en histoire des religions». De quelle formation "académique" parlez-vous exactement ?  
- J'ai assez perdu de temps avec vous.
Comme il vous plaira. Pour ma part je considère notre échange comme instructif. C’est même pour cela que je vais le publier.
 - Je ne veux pas de réponse de votre part 
Ce n’est certainement pas à vous de décider ce que je dois faire ou pas.
 -  et je vous le répète: Oui, je suis opposé à ce que vous publiez notre échange. 
Je me passerai de votre autorisation. 
- Vous pouvez m'accuser de vouloir me cacher et ne pas assumer mes propos tant que vous voulez, Mézigue, ce que vous pensez ne m'importe plus. 
Je ne vous "accuse" de rien de tel. Libre à vous de vous «cacher» ou pas ; libre à vous d’assumer ou pas nominativement vos propos 
- Je retire votre commentaire de mon site   
Vous faites ce que vous voulez avec votre blog. Cela, très franchement, m’indiffère.  A vrai dire, j’aime d’ailleurs mieux qu’il en soit ainsi …
- Vous n'êtes que l'un de ces nombreux Français que veulent donner des leçons de morale à l'univers entier sans se regarder dans le miroir.   
Ce genre de caractérisation à partir de l’appartenance à un pays montre parfaitement le niveau de vos «réflexions».  La différence entre nous est que jamais je n’irai  dire que les québécois sont «ceci» ou «cela». 
- C'est pourquoi la France a si mauvaise réputation de par le monde.  
Qu’en savez-vous ? Et à vrai dire la réputation de la France n’est pas pour moi un souci majeur.  
- Adieu Mézigue et bonne chance pour le reste de votre vie.   
Merci Cher Monsieur et je vous renvoie ce souhait 
A bientôt. 
Cordialement
Mézigue



Epilogue :
On ne peut éviter de se poser la question de savoir si cette fin de non recevoir que ce petit fumiste  de Charlot tremblotant a fini par m’opposer n’est  pas liée au fait que je lui posais une question précise sur ses réelles compétences (Celles qu'il mettaient en avant comme un étendard …)

Dans le genre encore plus débile pour s'attribuer des connaissances qu'il n'a pas - ce qui semble être une maladie très répandue sur internet du fait de l'anonymat que cela permet - on peut voir ICI un cybernaute ayant apparemment réussi à persuader certains de la bande de débiles qui l'entourent qu'il serait médecin  (sic !) voire psychologue professionnel. On ne s'étonnera pas que ce mythomane ait un "penchant" pour les idées d'extrême-droite.